L’investissement immobilier au Maroc reste l’une des options préférées des Marocains Résidant à l’Étranger (MRE). Cependant, la fiscalité peut parfois sembler complexe, entre impôts locaux, revenus locatifs et conventions de non-double imposition. Voici un guide clair pour optimiser votre fiscalité tout en restant conforme à la loi.
Comprendre la fiscalité locative au Maroc :
Les revenus générés par la location d’un bien immobilier au Maroc sont soumis à l’Impôt sur le Revenu (IR) dans la catégorie des revenus fonciers.
- Abattement : un abattement de 40 % est appliqué sur les loyers bruts encaissés.
- Taux progressif : après abattement, le revenu net est soumis au barème progressif de l’IR.
- Déclaration : les revenus doivent être déclarés annuellement à la DGI (Direction Générale des Impôts).
Conventions de non-double imposition :
Le Maroc a signé plusieurs conventions fiscales avec des pays accueillant des MRE (France, Belgique, Espagne, Canada, etc.).
👉 Cela permet d’éviter d’être imposé deux fois sur le même revenu (pays de résidence + Maroc).
Il est essentiel de vérifier la convention entre le Maroc et votre pays de résidence et de conserver tous les justificatifs.
Déductions et charges optimisables :
Pour réduire la charge fiscale, certaines dépenses peuvent être prises en compte :
- Frais de gestion (syndic, honoraires d’agence).
- Travaux de réparation et d’entretien (hors amélioration ou construction neuve).
- Intérêts d’emprunt bancaire liés à l’acquisition du bien.
Fiscalité de la location courte durée (Airbnb, saisonnière) :
Depuis la Loi 80.14 et ses décrets d’application, la location touristique est plus strictement encadrée :
- Obligation d’autorisation communale.
- Déclaration des revenus locatifs même pour les locations saisonnières.
- Paiement éventuel de la taxe de séjour dans certaines villes touristiques (Tanger, Marrakech, Agadir…).
Conseils pratiques pour les MRE :
- Choisir le bon statut : particulier ou société patrimoniale (SCI marocaine).
- Bien séparer les revenus générés au Maroc et ceux du pays de résidence.
- Se rapprocher d’un fiscaliste local pour éviter les erreurs de déclaration.
- Utiliser les conventions fiscales pour optimiser la fiscalité globale.
- Anticiper la revente : plus-value immobilière également imposée au Maroc, avec exonérations possibles (résidence principale, durée de détention, etc.).
Conclusion :
L’immobilier locatif au Maroc est une opportunité solide pour les MRE, à condition d’anticiper et d’optimiser sa fiscalité. Une bonne compréhension des règles locales et des conventions internationales permet non seulement de réduire la pression fiscale, mais aussi de sécuriser ses investissements.
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